Deux malédictions françaises : 1. le drame démographique

La démographie a sans doute été le prototype du Grand Mensonge Systémique dont nous avons fait la théorie sur ce blog, c’est-à-dire une vérité qui n’a pas pu éclore dans le système informationnel français. Nous avons montré qu’un GMS passait par les quatre étapes de la loi de Chaix ; occultation, négation, minimisation puis exonération. À chaque étape, le système d’information exclut toute action.

Un narratif s’est imposé dans les années soixante-dix : tout allait bien en la matière et la France faisait beaucoup mieux que tous les autres pays.

L’occultation de toute réflexion contraire a été vaincue par des moyens radicaux. Michel Debré a été affublé d’un entonnoir sur la tête symbole des fous. Alfred Sauvy a été refoulé hors des grands médias et a fini par exprimer ses craintes dans la petite presse marginale.

Que disaient-ils ? « Attention ! La pilule, l’avortement et la désacralisation du mariage et de la famille, puis une action féministe LGBT de plus en plus forcenée, engendrent les conditions d’un désastre démographique ». L’occultation par le système d’information a duré jusqu’à ce que la querelle du grand remplacement apparaisse et qu’une démographe courageuse alerte sur la disparition des enfants de la population. La phase négationniste s’est alors ouverte. Mais le débat a été faussé par la querelle de l’immigration. On s’est battu autour du concept de grand remplacement. Là où il fallait s’inquiéter de la baisse des naissances dans un contexte de vieillissement exceptionnel, le débat s’est perdu dans des excommunications au nom du racisme, de la xénophobie et du retour aux thèses nazies !

En 1997 notre cercle a commencé à reposer la question démographique, sans polémique, en cherchant à repartir du message d’Alfred Sauvy. On voyait poindre la catastrophe, en dépit de tous les moyens mis pour empêcher de bien cerner la réalité. L’avortement commençait à dépasser les 100 000 cas annuels (nous en sommes à plus de 220 000 !), le vieillissement était manifeste. L’action des associations de planning familial lourdement subventionnées complétait l’effet des avortements. Un féminisme anti-enfantement parlait de plus en plus fort sans qu’aucune voix contraire ne puisse s’exprimer. Les manifestations contre le mariage homosexuel et le pacs avaient été associées à un retour de l’Église catholique à un moment où certaines forces de gauche pensaient avoir gagné la bataille de la déchristianisation. Les mouvements résiduels en faveur de la natalité étaient assimilés à une « extrême-droite » fantasmée voire au nazisme et interdit de présence dans les grands médias. Il s’est avéré strictement impossible de faire paraître des messages d’alertes dans la grande presse. Les « forces d’occultation » étaient trop fortes.

Ni Chirac ni Sarkozy n’ont osé s’opposer à cette pression anti nataliste considérée par les mouvements féministes comme une atteinte à l’affranchissement de la femme. L’arrivée du Wokisme qui a associé féminisme, racisme anti occidental et anti blanc, disqualification du mâle blanc occidental, glorification des minorités raciales et sexuelles, escrologie, et antinatalisme forcené a aggravé les choses.

L’éjaculation masculine est devenue un « jet toxique ». L’insémination naturelle a ainsi été qualifiée de jet mortel, signification du mot toxique. Parfaite inversion du sens des mots ! Un livre a été publié sur l’enfer de l’enfantement, injustice faite aux femmes par la nature à corriger d’urgence. Certaines féministes sont allées jusqu’à parler « du grand génocide nataliste » en cumulant les effets de la mortinatalité dans le temps et dans l’espace. Les femmes occidentales ont été invitées à ne plus procréer de futurs pollueurs et à abandonner la natalité aux pays pauvres qui polluent moins. Les théories malthusiennes sur l’Univers tué par la prolifération des humains ont été reprises avec force. « Nous sommes trop sur terre ».

Le narratif officiel s’est imposé, répété par mille bouches : l’effondrement des naissances constaté un peu partout n’était pas grave car l’humanité s’était trop développée. Nous, en France, nous étions épargnés par la dénatalité. Tout allait bien !

Le retour des socialistes au pouvoir après la présidence de Nicolas Sarkozy a signé l’abandon des allocations familiales universelles par François Hollande. La promotion massive de l’homosexualité, commencée à Paris avec Bertrand Delanoë, a été continuée par Anne Hidalgo et son équipe arc-en-ciel « gay friendly » et étendue massivement aux sphères gouvernementales par Emmanuel Macron.

Nous-mêmes avions commencé à chiffrer le manque à gagner d’enfants à naître, tenant compte de l’immigration. Et nous avons vu apparaître le chiffre terrifiant de 500 000 naissances de moins, par an ! Un gouffre, alors que le vieillissement commençait à prendre des proportions gigantesques. Cette double évolution était porteuse des pires malheurs.

Dès 2015 il était possible de prévoir la hausse des plus de 60 ans et la régression des moins de 60 ans. Les moins de 20 ans ont connu une baisse continue de 2015 à 2025. Les 20-60 ans également, quoiqu’un peu moindre. Les plus de 60 ans ont vu l’apparition de 3 500 000 personnes à pensionner. La contradiction était énorme et aurait mérité une alerte rouge de la part des politiques avec aussitôt la mise en œuvre de plans d’urgence. En 2015 ! Alors que nous aurions dû réagir dès 2000.

N'hésitons pas à répéter l’équation à résoudre par les Français : absorber 3 500 000 vieillards de plus sans augmentation de la population en âge de travailler et avec une perspective d’aggravation, façon spirale, de la dénatalité.

Nous avons eu droit à un silence total, radical et absolu, avec uniquement des mesures antinatalistes et une aggravation de la mortinalité, domaine où la médecine française avait été à la pointe pendant des lustres.

Le problème, comme celui du retour des récessions périodiques, dans le monde et spécifiquement en Europe, n’a jamais évoqué par aucun des partis en compétitions et des candidats en course pour la Présidentielle. Les deux questions nationales les plus graves ont été esquivées et mises sous le tapis. Une lâcheté caricaturale qui a détruit en profondeur le respect pour la classe dirigeante.

Comment faire pour payer les rentes des nouvelles personnes âgées avec une population en âge de travailler stagnante ou en légère baisse ? Comment faire pour augmenter la population active si les jeunes générations sont en forte baisse ? Nous avons tout de même perdu entre 10 et 12.5 millions d’enfants à naître depuis 2000, par rapport aux taux de naissances du début des années soixante-dix. Et nous n’avons plus que 17 000 000 de moins de 20 ans alors que nous aurions pu et sans doute dû en obtenir 28 000 ou 30 000 000 !

Mais voilà ! Il était et reste interdit de facto par le système d’information de poser clairement la question démographique ! Les gouvernements ont certes été contraints de réagir. Tardivement, insuffisamment et hypocritement, en essayant de ne pas affronter directement les oukases féministes, et Woke. Le gouvernement Fillon a réussi à allonger de deux ans la vie active. Le taux d’emploi des plus de 50 ans a été amélioré, comme celui des 20-30 ans. L’immigration a continué, même si, malheureusement, on ne l’a pas centrée sur le travail. L’indemnisation du chômage a été moins généreuse. Emmanuel Macron a joué avec une réforme des retraites trop ambitieuses pendant 5 ans avant de vouloir faire passer au forceps une réforme dont il avait lui-même condamné les modalités !

Et c’est tout ! On a vu les conséquences : 2 000 000 milliards de dettes supplémentaires ; 400 milliards d’impôts de plus ; un déclassement économique massif et une montée de la pauvreté.

Au lieu de regarder la question démographique droit dans les yeux, les forces dominantes dans le système d’information ont privilégié le socialisme slumdog millionnaire : prendre au capital et aux riches. « Ils peuvent payer » ! Alors que nous étions déjà le premier pays au monde pour les prélèvements obligatoires ! Vive Picketty. Pardon Picpocketty.

2 024 a marqué un tournant. La baisse des naissances était si massive que nous allions clairement vers une baisse globale de la population malgré l’immigration décrétée massive, bien qu’incapable d’enrayer la perte de naissances.

Le système d’information est entré dans sa phase « minimisation ». « Oui on avait un problème mais il n’était pas grave ». D’abord « on faisait mieux que les autres » et ensuite « les naissances n’étaient pas moindres mais décalées ». Les femmes enfantaient plus tard, un point c’est tout. Dormez tranquille ! M. Macron a décidé d’accélérer la vitesse du sperme qui avait un peu ralenti ! Sans évoquer la moindre piste en ce sens, aux milieux des rires moqueurs. C’était une fois de plus ridicule.

Ne changeons surtout rien, alors que les comptes publics étaient ravagés par les déficits. L’année 2 024 s’est révélée pire : il devenait inévitable que dès 2025 le remplacement générationnel ne se ferait pas. En fait, dès mai 2025, sur un an, on n’a pas connu de renouvellement générationnel sur un an. On est alors entré dans la phase exonération. « Oui, c’est vrai. Nous avons un problème et il est grave mais il ne faut toujours pas s’attaquer aux causes ». Emmanuel Macron crée un Haut-Commissariat à l’Enfance mais nomme comme présidente une homosexuelle ayant eu un enfant par PMA. Rassurons tout de suite les wokistes et le mouvement LGBTIA ++. Rien ne changera ! Le Parlement, devenu n’importe quoi après la dissolution maladive de juin 2024, a cru devoir aussitôt constitutionnaliser l’avortement sans limite et gratuit. Avec moult festouilles et même le soutien des illuminations de la tour Eiffel. Quelle belle fête !

Aujourd’hui la situation est quasiment désespérée. On ne peut accroître ni la fiscalité ni la dette sans risque désormais de destruction du pays. Il faut prendre des mesures terriblement impopulaires pour casser la tendance et sortir, par le haut, c’est-à-dire par la production du piège qui s’est refermée sur la France, menacée clairement de faillite financière et budgétaire mais aussi de disparition comme nation avant même la fin du siècle en cours !

Pas plus qu’en 2015, on ne fait aujourd’hui, dans l’exécutif ou dans les partis politiques, l’exercice la projection démographique sur les dix ans à venir et tous refusent d’en tirer les conséquences. L’INED est bloqué dans ses mensonges. L’INSEE vient d’être pris la main dans le sac d’une tentative de manipulation des chiffres pour minorer le choc de la vérité. Les partis politiques regardent ailleurs avec obstination. La presse refuse tout article d’alerte. Toute la presse. Essayez, vous serez vite consterné. Le débat s’ouvre un peu dans les radios et les chaînes de la TNT mais biaisé par les accusations de virilisme et de racisme. Certains nazifient les débats avec une belle détermination et obstination.

Le drame est là : nous ne savons pas comment franchir les dix années prochaines en restant dans les emprises idéologiques, judiciaires et politiques dominantes.

On « euphémise » la difficulté en tentant de montrer que la femme française est toujours désireuse de faire suffisamment d’enfants et qu’il ne s’agit que d’accepter quelques ajustements dans les horaires, l’organisation des crèches et dans le comportement… des hommes pour que tout rentre dans l’ordre. C’est la phase d’exonération. Tout est vrai, mais il est inutile d’en tenir vraiment compte.

La première remise en cause est culturelle.

On est passé de la divinisation de la naissance à sa diabolisation. Qui imaginerait de peindre des nativités aujourd’hui. Il passerait pour un nazi qui entend rétablir la domination des mâles par les moyens douteux du retour à l’obscurantisme religieux honni. Du moins s’il est catholique. La volonté musulmane de l’Oumma de recoloniser l’Occident par le ventre des femmes, elle, est occultée, niée, minimisée et exonérée par l’idéologie dominante.

Sans rétablir une image heureuse et grandiose de la naissance, et sans recréer un nid familial protecteur, rien ne sera possible. La nomination de Mme El Haïri ne suffira pas… La natalité est une cause nationale et dépasse le strict champ des choix individuels. Les aides ciblées, présentées évidemment comme inefficaces, doivent être reprises mais dans un cadre général différent.

La seconde action est évidemment d’augmenter massivement la part des gens au travail dans la population, en dépit du vieillissement et de la disparition des enfants. Il faut obtenir que 60 à 70 % de la classe d’âge 60-66 ans reste au travail. Et il faut réduire drastiquement la part des personnes qui ne travaillent pas ou peu, ou à des tâches stérilisantes, dans la tranche 20 à 60 ans. Cela impose des réformes terriblement difficiles à faire admettre à la population.

-            Le RSA doit disparaître et être remplacé par des allocations temporaires conditionnelles financées par des cotisations. Allocation temporaire d’urgence ou allocation temporaire de soutien doivent remplacer la gratuité de la vie devenue un droit de l’homme inconditionnel. Certains veulent que toutes les aides soient centralisées à un même guichet, plafonnées pour ne pas dépasser une fraction du revenu du travail et rendues publique nominativement. Pourquoi pas !

-            La Solidarité nationale, qui doit être maintenue pour les cas d’urgence et d’extrême difficulté, doit être réservée aux nationaux, par définition.

-            Les Cours de justice ne doivent plus faire ou interdire la loi. Les droits de l’homme sont des principes qu’il appartient aux instances politiques représentatives élues de mettre en œuvre en tenant compte des circonstances. Ce n’est pas au Conseil d’Etat de stipuler que les maladies subies pendant les vacances sont opposables aux entreprises qui doivent financer des vacances supplémentaires. Ce n’est pas au Conseil constitutionnel de réguler le regroupement familial. Ce n’est pas à la Cour de Justice de l’union européenne de décider les règles d’immigration. Ce n’est pas à la CEDH de créer un droit-à l’écologie.

-            Les métiers peu productifs doivent être réduits et les plus productifs soutenus.

-            Les 35-heures doivent disparaître comme tous les régimes anticipés de retraite. Le critère de pénibilité est hors de propos et doit disparaître. Il n’est là que pour céder aux syndicats.

-            Il faut compter sur l’épargne placée à l’étranger et financée par le travail étranger

-            Il faut revoir totalement le système d’éducation pour le rendre efficace et propre à dégager les élites professionnelles, techniques et managériales nécessaires. Le recul général dans les classements Pisa est une honte.

-            Il faut réduire drastiquement l’empilement des institutions délibératives, de contrôles, ou réglementeuses.

-            Les hauts fonctionnaires ne doivent plus pouvoir cumuler les rémunérations publiques. Il ne faut pas restreindre leurs choix de carrière mais les obliger à choisir la rémunération publique unique qu’il leur convient le mieux. Les agences ne servent actuellement qu’à verser des rémunérations doubles ou triples des maxima statutaires à des centaines de membres de la caste de l’Enarchie Compassionnelle et Bienveillante.

-            Le taux de fonctionnaires dans la population doit revenir dans la moyenne européenne au forceps, sans clause du grand-père. Il faut donc abandonner le statut jusqu’à la classe A + et contractualiser, avec une fluidité maximale entre secteur public et privé.

-            L’immigration doit devenir une stricte immigration de travail. La participation d’enfants à la chaîne du narcotrafic et aux émeutes urbaines doit entraîner pour les parents responsables la perte du logement social et des droits sociaux et pour les étrangers naturalisés récemment (dans les cinq ans) la perte de la nationalité avec effet en chaîne sur les personnes ayant acquis la nationalité par lien du sang. « Tu « chouffes » ? Ta famille perd son logement social et toutes allocations pendant une certaine période. Elle peut même être expulsée de France, en cas de récidive, en perdant avec tous ses descendants la nationalité française. »

-            Toutes les lois doivent être étalonnées en fonction de leur contribution à la production.

-            L’Europe est un foyer de hausse des prélèvements. La volonté exprimée de doubler le budget européen est intolérable, sauf à trouver l’équivalent en économies sur le système étatique national. Au travail…

-            Les régions peuvent disparaître ou être fusionnées avec les départements. L’évolution de leurs dépenses doit respecter une loi simple : pas plus que la hausse du PIB.

-            La productivité doit devenir un devoir national et être recherchée partout, par tous et tout le temps.

-            Les gratuités doivent être totalement proscrites.

-            Le financement des allocations sociales doit être intégralement sorti de l’entreprise comme en Suisse et être basé sur les cotisations individuelles. On doit casser le moloch de la sécurité sociale et établir trois à quatre piliers concurrents avec différenciation des choix pour la couverture des soins ou de la retraite avec des « paniers incompressibles ».

-            Le système fiscal doit être entièrement tourné vers la production et l’investissement. Ce qui impose de tout chambouler. Plus d’impôts sur la consommation. Moins sur les revenus, bénéfices et plus-values et plus du tout sur la fortune et la succession.

-            …

On voit qu’elles contredisent intégralement le discours dominant.

Sinon quoi ?

La mort de la nation dès 2 040 ! Juste çà, sans aucune dramatisation polémique. Juste les faits.

Que ceux qui sont pour lèvent le doigt !

Le Cercle des économistes e-toile est contre. Depuis 25 ans ! Et il persiste dans sa dénonciation d’un véritable scandale national. Le déclassement général associé à l’effondrement démographique est intolérable. Réagissons !

Dettes et démographie

Au moment où Bayrou veur momifier la France pour échapper à la malédiction de la dette, il n'est pas inutile d'aller à l'essentiel en quelques chiffres.
 
En dix ans le nombre de personnes de plus de 60 ans a augmenté de 3.300.000. 
Celui des 20-59 ans est passé de 32.7 à 32.6 millions. 
 
On a donc demandé à une population en âge de travailler stagnante d'assurer les rentes d'une population âgée nouvelle équivalente aux deux plus grandes villes de France. 
 
Comment faire, sachant que la productivité a plutôt baissé. 
 
On n'a pas su faire. 
 
Il fallait créer 2 à 3.000 milliards d'euros constants de production de plus, pour couvrir les nouvelles pensions. La valeur ajoutée des entreprises est passée en Francs courants de 1.100 milliards 1.600 milliards. La dette a atteint 3.350 milliards venant de 1.900 milliards.  
 
On pouvait certainement faire mieux. 
 
Mais la démographie commande tout.  
 
La perte de 12.500.000 enfants à naître depuis l'an 2000 associée au vieillissement nous met dans une situation impossible malgré une immigration présentée comme de masse mais qui ne compense rien car le taux d'emplois y est faible et le regroupement familial fait venir des vieux en grande quantité. 
 
Celui qui n'a pas ces chiffres en tête ne peut rien comprendre à la situation. Or la presse française refuse de citer les chiffres et les conséquences des chiffres. La muraille du mensonge démographique dans le système d'information est infranchissable. 
 
Les dix années à venir seront pires. La population des 20-60 va baisser franchement. Celle des plus de 60 va encore augmenter et celle des moins de 20 diminuer. 
 
Le plan Bayrou ne prévoit rien pour faire face à la situation qui va en résulter. 
 
Didier Dufau
 

La France, suspendue à un fil

Visiter les provinces apprend beaucoup à l’observateur. On n’y perçoit pas d’inquiétude majeure. Le nombre de retraités y est important surtout près des côtes. Une part importante de la population est employée dans une administration ou une autre. Les artisans ont du mal à recruter mais le travail ne manque pas. On cherche à s’occuper légèrement et agréablement. Le RSA et diverses allocations permettent à une part de la population de ne pas trop s’inquiéter pour l’avenir. Les bons sentiments et les opérations caritatives sont partout. Le sport est à l’honneur dans toutes les classes d’âge. Il n’y a pas beaucoup d’enfants. Les classes ferment. Mais bon !

C’est là le paradoxe de la France d’aujourd’hui : un contraste éloquent entre une vie quotidienne finalement plutôt heureuse, et une vulnérabilité de plus en plus évidente au fur et à mesure que le fil se tend.

La valeur ajoutée des entreprises privées est autour de 1600 milliards comme la dépense publique. Mais une bonne partie de cette valeur ajoutée se crée sur des marchés administratifs dépendant de l’argent public.

Quand on ajoute les enfants, les retraités, les employés publics de toute catégories, les chômeurs, ceux qui vivent uniquement ou majoritairement d’assistance et les salariés dépendant de marchés administratifs, il reste environ 13 millions de personnes.

La population de 20 à 59 ans décline doucement en volume mais constamment, comme celle des enfants, alors que les plus de 60 ans augmentent rapidement.

La confiscation des biens et des revenus par l’impôt a dépassé les limites tolérables et la France sombre dans le socialisme « slumdog millionnaire », celui qui veut qu’on se sépare de ses actifs intimes, rein, cornée, pour faire une improbable soudure. La production est directement affectée par la baisse de la population active. La sortie de crise par la production devient de plus ne plus problématique. Cela signifie que le financement de la dépense publique dépend obligatoirement de plus en plus de la dette.

Alors ! Vive la dette ?

Ce fil devient très ténu et vulnérable.

S’il casse, ce qui devient possible sinon probable, la vie en France s’arrête. Comme elle s’est arrêtée en Grèce en 2011. Quinze ans plus tard, les Grecs malgré un rattrapage sain, n’ont toujours pas retrouvé le PIB par tête de 2010 ! Il leur faudra probablement 25 ans.

La panique commence à diffuser derrière une façade placide. Politiquement elle se traduit par une concentration des extrêmes à plus de 50 %des suffrages, et la pulvérisation des partis dits de gouvernement qui sont totalement incapables de définir un programme cohérent.

LR qui, après l’échec de Hollande et de Macron, devrait normalement prendre la main sur la nouvelle séquence politique, s’avère strictement incapable de définir un programme sérieux. On l’annonce tous les jours, avec une floraison d’adjectifs qualificatifs avantageux : il sera courageux, de rupture, dynamique, sérieux, approprié, non aventuré mais coupant les nœuds gordiens... Les votes à l’Assemblée montrent que la division règne sur absolument tous les sujets. Le rejet de la correction minimale de la justice des mineurs et le vote d’un investissement parfaitement inutile de 300.000 milliards d’euros de plus pour les Enr, ont reçu le soutien d’une large partie de la droite. Ces faits sont emblématiques.

Les « partis de gouvernement » refusent obstinément de définir un programme européen, judiciaire, écologique, démographique. Ces questions sont trop clivantes et risqueraient de créer de nouvelles scissions. Alors, depuis près de 1992 la mouvance dont LR est issue accepte tacitement de se présenter de facto comme malthusienne, soumise au gouvernement des juges et au justicialisme, européiste, écologiste, fiscaliste. Elle consent à distribuer les « droits-à » et des gratuités comme un vulgaire parti socialiste. .

La haute fonction publique qui a phagocyté la politique devient folle ; le dernier livre de Villepin est délirant. Celui d’Edouard Philippe ne vaut guère mieux. On apprend qu’il est « en colère » et qu’il faut arrêter de payer « le prix de nos mensonges ». Mais il a servi ces mensonges tout le temps où il a été premier ministre.

Il est amusant, et consternant à la fois, de voir se mettre en place une incroyable cohue de candidats à la future élection présidentielle en provenance de l’ex UMP. Darmanin, Bertrand, Barnier, Lisnard, Pradié, Retailleau, pour les civils, Villepin, Pécresse (qui veut en appeler de son échec), Wauquiez (qui n’a pas dit son dernier mot), Lharrivé (qui veut arriver), Copé (qui revient sur la Seine), Edouard Philippe bien sûr, Dupont Aignan, Asselineau, pour les hauts fonctionnaires. Evidemment cela manque un peu de femmes. Ne désespérons pas : nous compterons bientôt 15 candidats. L’écurie Aubert a été freinée par l’échec électoral de son leader aux législatives. Mais il ne faut pas de faire oublier.

Les écuries présidentielles ne veulent surtout pas de programme. Surtout pas !  Les éléments de langage et les postures suffisent : on ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment, c’est bien connu. Votez pour moi parce que c’est moi ! MOI ! Vous dis-je ! Ne rien dire et sourire ! En flottant sur l’air du temps.

Dans ces temps d’immobilisme et d’exaltation politicienne pour les places, le fil ténu se tend un peu plus. Il pourrait bien casser avant 2027 qui risque de devenir l’année terrible !

Didier Dufau



La France vue par la presse locale

Rien n’est plus instructif que la lecture de la presse dite de proximité. On y voit la réalité de la France bien plus clairement que dans la presse nationale. Prenons le numéro du 20 juin 2025  du pays d’Auge, au cœur de la Normandie.

Premier constat : le retour du frenglish. Pas une page sans un mot anglais.  Le week-end s’annonce show  est le titre et la pub d’à côté vante le Paradisland. En page 2 s’annonce Korea Live un festival dédié à la Corée. La radio locale s’appelle Sweet FM! Un dance floor s’avance pour la fête de la musique, une fête festive précise le journal en page 13, grâce à un DJ et son set électrofestif.  Et pendant deux jours il y aura des workshops. Avant un speed meeting. Et l’arrivée d’un foodtruck et de groupes de rock locaux au nom bien français comme Wild ou Golden Bonds ou les Flying Sparks pour n’en citer qu’une sélection.  Le deep house electro sévira ailleurs. Pour le festival du film américain, il y aura des runners, ces gens chargés de transporter les personnalités. On sait désormais que le Home Pétanque est qualifié en national. On inaugure plus loin un city-stade avant le job dating au Centre Leclerc. On dirait un journal écrit par Emmanuel Macron pour la start-up nation.

Second constat : il faut ce qu’il faut de moraline politiquement correcte : Au triathlon de Deauville, Antonin va courir contre le harcèlement ! Chouette !  La course de garçons de café de Trouville verra ses bénéfices versés à une association de magie à l’hôpital. Un peu plus loin des « professionnels de santé » se déplacent chez les vieux pour leur apprendre à ne pas tomber dans l’escalier.  « A Cabourg mon amour, on ne plaisante pas avec le volet environnemental » : une pancarte interdira de piétiner un espace qui reçoit de temps à autre… des phoques !  Plus loin le Rotary remet un chèque de 6000 euros aux sauveteurs de Dives sur mer. Tout baigne ! A Ranville une nouvelle équipe candidate autour d’un projet humain et inclusif. Pendant que les demandeurs d’emploi rencontrent leur futur employeur en jouant au badminton. Navisport invite à faire de la voile inclusive.

Troisième constat : les politique exaltent leur cadeau au peuple.  Keolis a reçu 150.000 euros pour un nouveau service de transport à la demande pas rentable. L’argent magique cela existe. A Bavent on va rendre la voirie nickel pour 6.700 euros. Il était temps. Lisieux fête les 38 structures qui accueillent les sanctionnés à un TIG prononcé par le Spip. 6135 heures ont été effectuées principalement dans les jardins de la ville. La sécurité est assurée en même temps que la qualité des jardins.

Ceux qui pensent que la France profonde est un ramassis de beaufs franchouillards à baguette et bérets se trompent. Ce sont des frenchies éveillés qui attendent beaucoup de l’argent des autres en s’occupant gracieusement. Comme dit Mélenchon, abandonnons le français pour le créole. Oui mais le pidgin creole équitable et inclusif !  

Les leçons de l’affaire des taxis « médicalisés »

Pour la troisième fois en 25 ans, une grève massive et dure des taxis embrase le pays. Le sujet est toujours le même. La bureaucratie qui nous gouverne depuis l’installation de l’Énarchie compassionnelle aux commandes de la France a d’abord décidé de raréfier l’offre de soins pour tenter d’endiguer les méfaits de la gratuité généralisée du système médical. On a vu apparaître cette idée intéressée que seuls les spécialistes réalisant au moins 300 actes dans une spécialité étaient réellement opérationnels. On a donc concentré les soins et notamment les hôpitaux, maternité, etc.

L’éloignement des centres de soin a aussitôt posé problème et on a donc créé un « droit-à » la gratuité du transport vers ces lieux et retour. Ce magnifique « marché administratif » a naturellement prospéré et les transports médicalisés sont devenus une proportion parfois gigantesque de la recette des taxis. En province notamment, cette recette peut dépasser 40 % de la recette.

Nous ne citerons pas cette ville de Bretagne où la société de taxis avait deux véhicules jusqu’à la loi de gratuité du transport. Ensuite on l’a vu gonfler : trois puis quatre puis cinq taxis, puis une ambulance puis deux. Les transports médicalisés sont devenus un moyen régulier de faire ses courses dans les grandes villes. Le médecin (gratuit) prescrit un examen qui ne peut se faire qu’à la ville, et l’aller et retour (gratuit) correspondant. Tout le monde se sert, le médecin, la société de taxis, le poste à essence local, le garagiste… Une activité entièrement « administrative » liée à la gratuité se met en place.

Le blocage de la circulation dans les grandes villes entraîne ses conséquences. Une ambulance va faire moins de transport dans la journée, ce qui aggrave les coûts pour la partie publique de cette activité.

Que ce soit le gonflement des courses ou celui du coût de chaque course, tout concourt à une dépense incontrôlable.

Alors le gouvernement Jospin a eu l’idée géniale : on va créer un grand « service public » du transport médical. Fini, l’usage de taxis privés. Des fonctionnaires, avec des syndicats, utilisant des véhicules propriétés de l’Etat ! On voit déjà les grèves dans le nouveau service public, « dans l’intérêt des malades », l’absentéisme habituel, etc.

Résultat : une grève massive et violente des intéressés, privés d’une partie considérable de leur chiffre d’affaires. Ce scénario se répète inlassablement. La bureaucratie étatiste et socialisante veut créer son service public. Les bénéficiaires de ce marché administratif protestent sauvagement.

L’emprise de la bureaucratie est telle en France qu’il ne reste plus que des marchés administratifs fondés ou sur la gratuité ou sur des aides, ou sur des obligations réglementaires.

La gratuité n’existe pas puisque le coût existe. Le transfert du financement loin du bénéficiaire et du professionnel entraîne aussitôt la gabegie. La gabegie devient infernale et on veut couper l’offre et réduire les coûts. Une spirale s’enclenche. On obtient la ruine, la règlementation, le désordre.

 

La gratuité est un instrument idéal de destruction massive. On peut tout démolir en instituant des « gratuités » c’est-à-dire en cachant le coût aux bénéficiaires. Quand les dépenses explosent, il ne reste plus qu’à exiger que « les riches paient plus » et instituer des carcans administratifs. Un règlement, c’est un fonctionnaire pour le faire vivre et un fonctionnaire pour le contrôler. Une hausse des impôts, ce sont encore des fonctionnaires collecteurs de plus et des contrôleurs de plus. C’est comme cela que les postes administratifs représentent 35 % du secteur hospitalier contre 25 % en Allemagne et 15-20 % au Danemark.

La domination de l’Etat en France par l’Énarchie compassionnelle et bienveillante a ruiné radicalement le pays en créant des situations intenables toutes fondées sur la gratuité, le contrôle, la subvention, l’accord systématique avec les revendications syndicales, la fiscalité abusive, le socialisme, l’étatisme, la bureaucratie triomphante et les restrictions d’offres.

On a vu le résultat pour la mortinatalité. Nous avions les meilleurs résultats en 1995. Nous sommes à la traîne dans les classements. Et la situation se dégrade ! Et l’Arcom donne des amendes extravagantes contre ceux qui tentent d’expliquer les causes. Notamment ceux qui prétendent qu’il vaut mieux traiter les naissances que les avortements -220 000 à 700 euros : 154 millions d’euros qui seraient mieux utilisés à accompagner les parturientes.

Évidemment s’il faut faire 60 km pour aller accoucher dès les premiers signes d’une naissance imminente, le risque d’accoucher dans la voiture n’est pas mince. Surtout si sur place on manque d’infirmières, de gynécologues et que la salle d’opération n’est pas disponible pour faire face à une urgence.

On voit se développer l’idée de financer un séjour « gratuit » à l’hôtel près de la clinique ou de l’hôpital dans la période finale… Financer naturellement par un retour de l’ISF et l’augmentation des droits de succession !

Les hauts fonctionnaires créent le désordre et ensuite tente de la « réguler ». Cela donne les ZFE contre les gueux, les grèves de taxis, les gilets jaunes etc.

Il faut mettre dans la constitution que les gratuités sont interdites. Et séparer la haute fonction publique et les postes politiques. La haute fonction publique a pris le pouvoir et se gave avec une hausse de leur pouvoir et de leur rémunération et avoir, de plus en plus en famille. C’est de la corruption institutionnelle.

Tout service doit être d’abord payé par son bénéficiaire, soit directement, soit par un système assurantiel. Sinon on finit à 3.4 et bientôt 5 mille milliards de dettes. Et la destruction de la qualité des services.

En attendant le cumul des manifestations et des travaux de Mme Hidalgo à Paris, crée une situation dantesque alors même que le surtourisme commence à se déverser. La vie à Paris devient intolérable.

Un outil d'analyse politique critique : Grand mensonge Systémique et loi de Chaix

L’analyse correcte de la situation politique et économique exécrable de la France exige d’introduire certains concepts nouveaux. Lorsque Michel Barnier s’est vu confié le poste de premier ministre éjectable, il a affirmé : « je dirai la vérité ». Sous-entendu : on vous « bourré le mou » en long en large et en travers pendant de longues années. Le mensonge est devenu depuis une catégorie politique officielle.

Les Français ne comprennent pas pourquoi le pays est assailli par autant de difficultés. La liste des crises est si longue qu’on ne comprend pas que le système d’information qui est la base de la démocratie n’ait pas permis à l’opinion de faire apparaître les solutions préventives et curatives en temps voulu.

Crise politique, crise institutionnelle, crise diplomatique, crise de la relation atlantique, crise démographique, crise boursière, crise identitaire, crise économique, crise budgétaire, crise militaire, crise sécuritaire, crise sociale, crise de l’hôpital, de la justice, de l’enseignement public, etc.

On peut expliquer cette liste pour le moins déprimante par des actions politiques erronées dont on n’a pas vue les conséquences ou par l’influence d’hommes détestables et incapables. Les historiens risquent de ne pas être très indulgents pour la capacité des présidents de la république française successifs de remplir leur rôle dans l’intérêt du pays. L’interrogation portera certainement sur les deux derniers, particulièrement lamentables.

Mais cela ne suffira pas. Certains phénomènes sont sous-jacents et imposent leur influence délétère pendant très longtemps. Ils jouent un rôle crucial dans l’explication des crises. L’un d’entre eux n’a pas été jusqu’ici analysé en profondeur :  le Grand Mensonge Systémique.

Lors que Cercle des Economistes e-toile s’est formé, l’idée était latente : certains faits et explications ne parviennent pas à s’exprimer dans le champ du système d’information. Notre rôle était d’en signaler quelques-uns, avant que les conséquences funestes ne se produisent.

Un grand mensonge systémique est une vérité en fait incontestée par quiconque viendrait à la chercher honnêtement et sans préjugé, qui ne parvient à s’exprimer dans le débat public et à féconder une politique utile.

Le regretté Léon Chaix, fondateur avec moi-même du Cercle  a formulé la loi qui s’applique idéalement au stade de développement d’un grand mensonge systémique :

Tout pouvoir, confronté à une vérité qui dérange, commence par l’occulter, puis il la nie, quand il ne peut pas l’occulter, puis il la minimise quand il ne  peut plus la nier, puis il s’exonére de toutes responsabilités quand il ne peut même plus la minimiser.

Un grand mensonge systémique peut être qualifié par son rang dans la loi de Chaix : occultation, négation, minimisation, exonération.

Spécialiste de l’agriculture, il avait été confronté aux gros mensonges communistes pendant toute sa carrière officielle et à leurs énormes dégâts. La famine artificielle organisée par Staline en particulier en Ukraine, avait été exemplaire de sa loi. Elle a été violemment occultée avant-guerre, puis niée jusqu’à la mort de Staline, puis minimisée jusqu’à la chute de l’URSS, avant que l’exonération s’impose : ce n’était pas le vrai communisme, et les Koulaks ont été victimes d’eux-mêmes, donc ne changeons rien. Et c’est comme cela que la famine organisée est devenue pour les mouvements révolutionnaires un moyen normal de domination des peuples, de Mao à Mengistu. Avec des dizaines de millions de morts supplémentaires

La gravité particulière des Grands Mensonges Systémiques est qu’ils durent longtemps et finissent par produire des conséquences dramatiques. Aurait-on pu imposer la vérité dans l’espace public qu’on aurait empêché bien des suites tragiques.

Un exemple frappant est la question démographique en France. 

La pilule, l’avortement gratuit, la destruction facilitée du mariage, les centres de « planning » familial (en fait d’encouragement à la contraception), et plus généralement le féminisme fanatique ont eu évidemment des conséquences démographiques extrêmement lourdes, très vite. La natalité s’est effondrée avec des conséquences tragiques.

Et pourtant la légende officielle qu’on retrouvait dans toutes les bouches est restée pendant des décennies : la France a conservé une formidable natalité, la meilleure du monde occidental. Tout va bien dans le meilleur des mondes. Ne changeons rien !  

Avec Alfred Sauvy et après sa mort, nous nous sommes constamment élevés contre ce mensonge. Rappelons que Michel Debré était affublé d’un entonnoir sur la tête,  symbole des fous, parce qu’il alertait sur les conséquences. L’occultation passe naturellement par des actions puissantes contre les malheureux qui voudraient forcer le blocus du mensonge. Le Bras, un condisciple du Lycée Henri IV, fera toute sa carrière sur la protection du mensonge. Entre 2000 et 2025 la France a perdu 12.500.000 enfants à naître. Et tout allait bien : « circulez il n’y a rien à voir ». Si vous remontez jusqu’à 1971, les chiffres deviennent affolants. Ils n’ont jamais affolé les maîtres de la doxa.

L’occultation a duré des décennies, puis on a passé les étapes négation, minimisation et exonération en trois ans ! Pourquoi ? Parce que les chiffres de 2023 ont montré que les décès étaient presqu’aussi nombreux que les naissances, en forte baisse, et que ceux de 2024 ont confirmé le resserrement, au point qu’il est probable que le non-renouvellement de génération s’opérera dès 2025. La réaction a été formidable : la constitutionnalisation du droit à l’avortement gratuit sans condition. Les lobbies féministes ont compris qu’on sortait du mensonge et qu’il fallait prendre des précautions. L‘inénarrable Macron a aussitôt indiqué la cause et la solution de ces problèmes démographiques ; il fallait accélérer le dynamisme du spermatozoïdes devenus un peu paresseux. Comme cela ne suffisait pas, il a créé un nouveau « bidule », le Haut-commissariat à l’enfance, confiée par M. Bayrou à une jeune cadre prometteuse de son microbique parti, une franco marocaine lesbienne qui avait eu le dynamisme de se faire faire un enfant par PMA. La seringue avec nous !

Les écoles ferment comme les maternités. Le régime des retraites par répartition s’effondre. On veut refaire une armée mais il n’y a plus de jeunes. Nous sommes un pays de vieux et de malades. On a compensé avec une immigration de masse, mais il ne fallait pas dire qu’il s’gissait d’un remplacement. La population historique de la France est en baisse probablement depuis le début des années 2000.

Mais tout va bien. Nous sommes entrés en pleine phase d’exonération ! Les vraies causes du phénomène sont sacrées et ne doivent être citées et encore moins corrigées. Tout va toujours bien. La presse explique de temps à autres que l’éjaculation est un jet toxique », l’édition rappelle dans plusieurs livres récents que l’enfantement est une horreur.

On trouve là un Grand Mensonge Systémique d’école !

Il en existe beaucoup d’autres.

En hommage à mon ami Léon, j’ai décidé d’écrire un livre sur les principaux Grands mensonges Systémiques en cours. Il devrait paraître en mai 2025. On constatera que les six qui y sont passés en revue expliquent en grande partie le désastre actuel.

Grands mensonges systémique et loi de Chaix forment un appareil d’analyse critique novateur et important pour ceux qui veulent analyser les difficultés françaises et trouver les bonnes solutions.

Didier Dufau

Comment interpréter la rupture du cadre économique global voulue par Trump ?

Il faut éliminer les explications vengeresses sur la folie subite, l’incompétence, la violence gratuite de l’équipe américaine. Les événements trahissent deux préoccupations que l’Etat américain peut difficilement éluder.

La première concerne le niveau de la dépense publique rapportée à la dette globale du gouvernement américain.  Le budget nécessaire pour rémunérer les 38 mille milliards de dettes est supérieur depuis quelques années à la dépense militaire. Cela signifie très concrètement… que le pays n’a plus les moyens de continuer à payer pour sa sécurité et celle du monde occidental !

La réponse de l’exécutif américain :

Il faut réduire la dépense militaire :

En mettant fin à la guerre d’Ukraine

En obtenant une réduction de la course à l’armement de la part de la Chine et de la Russie.

Il faut réduire la dépense publique tout court.

Il faut que nos alliés prennent leur part du fardeau, soulageant d’autant nos dépenses.

Il faut que les pays que nous aidons nous restituent une partie de l’aide que nous leur accordons.

Ce ne sont pas des demandes irrationnelles, compte tenu que les Etats-Unis ne peuvent plus assumer la charge.

Corollaire : ce n’est pas l’absence de volonté de nous défendre que nous devrions craindre, mais l’incapacité financière des Etats-Unis de le faire.

La seconde interrogation concerne la baisse relative de la prospérité américaine avec une atteinte très nette au niveau de vie de la classe moyenne.

Les Etats-Unis ne sont pas les seuls concernés. Tous les pays développés occidentaux sont dans ce cas.

Une observation simple montre que les déficits extérieurs américains vis-à-vis de pays pratiquant un mercantilisme exacerbé sont en effet hors normes. C’est la critique bien connue : on ne peut pas indéfiniment sous-traiter sa production et acheter ce dont a besoin à l’extérieur à crédit, sachant que la richesse est la valeur que l’on crée.

Les dirigeants américains cherchent donc :

A imposer aux exportateurs étrangers de produire sur le sol américain

A réduire les importations par les tarifs douaniers, définitivement ou comme arme de négociation temporaire, pour obtenir d’autres avantages.

A cesser les pratiques mercantilistes et les trop gros excédents.

 Ici à nouveau, la préoccupation est légitime et la situation était effectivement de plus en plus insupportable.

 La question n’est pas de savoir si Donald Trump joue les John Wayne ou s’il est fou. Mais de savoir :

Si les difficultés réelles que les Etats-Unis rencontrent peuvent se résoudre avec la méthode employée.

Si, confrontée en partie aux mêmes difficultés, la France et plus généralement l’Europe ne doit pas envisager de trouver également rapidement une solution à ce même problème.

Qui peut nier que le classe moyenne soit en souffrance et que la montée de LFI et du RN, traduit ce malaise ?

Il faut embrasser la situation globale de l’Occident industrialisé, pour se former une opinion sur ce que serait une bonne solution multilatérale à opposer au « big stick » un peu trop sommaire et contreproductif de Donald Trump, qui a choisi de frapper les flux physiques.

L’important est de ne jamais oublier que nous avons un problème de création de richesse en Occident et que le système global ne peut pas rester en l’état.

Nous allons essayer de cerner ces enjeux dans nos prochains messages. Ceux qui nous lisent depuis longtemps constateront que les avertissements que nous avons constamment repris depuis 25 ans, sont au cœur de la réponse.

Didier Dufau  

Défection américaine inattendue : pour l’Europe et la France, sortir de la nasse est impossible !

Depuis un siècle, l’Europe et les Etats-Unis n’ont jamais connu de relations tranquilles. Ces derniers ont empêché la France vainqueur de l’Allemagne en 1914 d’organiser la paix de façon durable, ce qui nous a valu Hitler, une défaite historique et une occupation sauvage vingt ans plus tard. L’éternelle gratitude que l’on doit aux alliés pour la libération de la France en 1944 est légitime. Mais il a fallu empêcher l’Amgot, c’est-à-dire l’imposition d’une monnaie américaine en France. Dès la fin de la guerre, la politique des Etats-Unis vise à détruire les empires européens. Elle bloque conjointement, déjà avec l’URSS, l’opération de récupération de nos droits sur le canal de Suez. Ensuite elle milite, toujours en liaison avec l’URSS, pour la destruction des empires, par la décolonisation, afin d’ouvrir ces marchés à leurs entreprises. L’Europe de Jean Monnet, pilotée par la CIA, a essentiellement pour but d’affaiblir la France, le Royaume uni et l’Allemagne, en les noyant dans un ensemble inoffensif. Surtout, le 15 août 1971, les Etats-Unis décident l’abandon unilatéral de leurs obligations monétaires internationales. Engagés à convertir à taux fixe le dollar en or, ils violent leur parole et l’argent des Européens et font sauter le système monétaire international décidé à Bretton Woods, accords qu’ils avaient déjà détournés à leur avantage par manœuvre astucieuse à la fin de la conférence, en imposant le dollar comme proxy de l’or dans le nouveau système.

Cette défaillance a conduit à l’énorme crise de 1973, au cartel pétrolier, et depuis, à une dégringolade ininterrompue des taux de croissance dans les pays développés, expliquée par les crises financières à répétition, moyennes, comme au début des années quatre-vingt et au début du siècle, extrêmement violentes, entre 1992-1994, puis en 2008-2009, dernière crise doublée par la crise de l’euro de 2011. Depuis cette date les pays européens vivent dans une stagnation de longue durée et depuis deux ans la France et l’Allemagne sont en récession, si on choisit, pour rendre les chiffres comparables, la méthode allemande de calculer l’inflation, sans que jamais un mot ne filtre dans la presse.

Le système des changes flottants sans aucune règle applicable aux grands excédents et aux grands déficits a provoqué pendant cinquante ans une suite de désastres économiques lamentables et créé une situation désormais pathétique, avec des niveaux de dettes ingérables.

Et voilà que, victimes également de ce système monétaire défaillant, les Etats-Unis de Donald Trump veulent une fois de plus frapper leurs partenaires de l’Alliance Atlantique au portefeuille pour régler ses propres problèmes. Soulignons l’incongruité de la position américaine qui veut à la fois battre monnaie mondiale et imposer le dollar, ce qui impose un déficit massif de sa balance des paiements, et taxer les excédents ainsi créés en contrepartie. Une parfaite injonction contradictoire. En refusant désormais de payer pour la sécurité de l’Europe et en essayant d’extorquer à l’Ukraine des ressources qui sont pour l’essentiel dans les zones conquises par la Russie, Trump se lance dans une seconde injonction contradictoire.

L’Europe à la fois abusive et portée à dépasser les limites des traités, et ectoplasme, de Mme Van der Leyen qui est structurellement alignée sur Washington et qui est devenue le vecteur du Wokisme, de l’immigration musulmane et africaine illimitée, du gouvernement des juges, et de l’explosion des nations par la création de régions autonomes, est devenue une machine soumise aux lobbies et créatrices de normes totalement asphyxiantes en tout domaine, d’une écologie anti-croissance encadrée par des échéances intenables, tout en laissant l’économie européenne décrocher par rapport au reste du monde. L’énorme extension du champ de l’Union a rendu la gouvernance problématique. Elle l’a rapprochée des frontières de la Russie qui a vu son glacis traditionnel fondre. L’Union Européenne s’est jointe aux Etats-Unis pour la réussite de la révolution Orange, un coup d’Etat tout de même. Elle a laissé le gouvernement ukrainien traiter brutalement les territoires de l’Est, russophones sinon russophiles provoquant la réaction que l’on sait, stoppée par les accords de Minsk, signés par Hollande et Merkel qui ont affirmé en rigolant qu’il s’agissait de gagner du temps pour armer l’Ukraine. La Crimée était récupérée au passage par Moscou sans presque coup férir.

Tout ceci n’était possible qu’à l’abri de l’Otan et des armées américaines, abri considéré comme éternel. Hollande du temps d’Obama, en Syrie, avait pourtant constaté que les Etats-Unis pouvaient lâcher l’Europe.

Le triomphe électoral de Trump a fait sauter les illusions. L’Europe seule est désarmée. Les Etats-Unis ont réclamé d’abord que l’Europe paie pour sa sécurité, ce qu’elle a commencé timidement à faire, avant de supprimer carrément la couverture militaire qu’elle assurait. Tout cela pour accentuer la pression sur l’Ukraine, sommée de cesser la guerre et d’accepter la pax americano-russe, c’est-à-dire la perte de ses provinces de l’Est.

Alimenter la guerre en Ukraine tout en essayant de minimiser sa vulnérabilité sur les multiples points de contacts avec la Russie est simplement impossible sans la couverture américaine.

La solution serait, selon les européistes, de créer une énorme dette européenne de 700 milliards d’euros permettant de se réarmer, de suppléer les Etats-Unis dans l’aide à l’Ukraine, de devenir autonome sur l’intelligence artificielle, tout en conservant le calendrier de décarbonation mis en place dans les conditions que l’on sait par M. Timmermans. On se contenterait de réduire un peu les contraintes écologiques. On n’est même plus dans l’injonction contradictoire mais dans la dinguerie pure.

Un point à noter qui a son importance : depuis sa réunification, l’Allemagne s’est autonomisée en Europe et revient à ses politiques anciennes notamment contre la France. Elle essaie depuis 25 ans de détruire notre énergie nucléaire. Les énormes excédents qu’elle accumule au détriment de tous ses « partenaires européens » et notamment de la France faussent totalement la gestion financière de la zone euro. Trois pays représentent 85 % des flux de la BCE, avec en tête l’Allemagne. Pratiquement tous les secteurs industriels français sont passés dans des mains allemandes. On voit que l’Allemagne prend ses décisions sans consulter personne, que ce soit l’accueil de plusieurs millions de Musulmans du Moyen-Orient et de la Turquie, ou de la brusque fermeture de ses frontières. Pour rappel, nous avons ici proposé un pacte de réduction des déséquilibres avec une taxe progressive sur les excédents, totalement ignorée par nos dirigeants dont la pauvreté d’esprit et de réflexion est consternante depuis bien longtemps.

Pour la France la situation est critique. Elle est dirigée par un foldingue narcissique et phraseur qui a bloqué les institutions politiques et qui parade en s’agitant dans le vide quand il ne va pas se faire rouler dans la farine et humilier à Washington ou à Moscou. Elle est soumise aux exactions de la « rue arabe » qu’elle a laissées se constituer et se fait humilier tous les jours par l’Algérie et les autres ex-colonies avec la bénédiction soumise d’Emmanuel Macron. Ses finances publiques sont dans un état désespéré et les hauts fonctionnaires qui ont capté toute la vie politique ne pensent qu’à de nouveaux impôts alors que nous sommes les premiers au monde pour les prélèvements. Notre balance commerciale est désespérément déficitaire.

Dans une telle situation que peuvent faire la France, l’Union Européenne et l’Europe au sens large ?

Pratiquement rien de ce qui aurait été efficace.

La France aurait dû rapidement sortir de son marasme politique actuel avec démission d’Emmanuel Macron, élection présidentielle et élections législatives. La seule force structurellement adaptée à la situation aurait été nécessairement de tradition gaulliste. Il ne dépendait que de LR de se reconstruire à l’époque des « conférences programmatiques » et ne pas se diluer plus longtemps dans le centrisme mou à la Lecanuet. La condition : éviter la soumission prolongée à Macron que symbolise le gouvernement Bayrou, après avoir débloqué la nécessaire loi budgétaire.

Militairement, il aurait fallu constituer une nouvelle alliance de défense européenne avec le Royaume-Uni, la Pologne, les pays baltes, la Finlande, éventuellement la Roumanie, avec renforcement des contingents sur la frontière russe. À plus long terme on peut imaginer que l’Allemagne rejoigne la coalition. Cette alliance militaire à très court terme avec deux puissances nucléaires et des forces au sol consistantes, aurait permis de faire face immédiatement à toute éventualité, quoi qu’il arrive en Ukraine et quelle que soit l’attitude américaine. Bien sûr, ces forces sont largement approvisionnées par les Etats-Unis et dépendant de beaucoup de systèmes américains. Mais rien n’interdisait les accords commerciaux pour les approvisionnements. Trump n’en est pas au point de renoncer à des achats européens, alors qu’ils représentent plus de 61 % des fournitures militaires de l’Europe.

Il aurait fallu prendre l’initiative sur le front financier et géopolitique, en proposant au monde une organisation monétaire basée sur les principes de Bretton Woods, mais sans le dollar, faisant une alliance entre Brics (sans la Russie), et Europe. Les piliers dans cette affaire auraient été l’Inde, la Chine, l’Amérique du Sud et les pays africains, sans les Etats-Unis. Les grands déficits et excédents auraient été bannis, règle qui aurait dû être imposée au sein de la zone Euro. Un nouveau Fonds monétaire mondial (FMM) aurait été constitué avec son siège à Paris pour faire respecter les règles de l’alliance monétaire mondiale. L’idéal aurait été d’obtenir l’accord du Japon et de la Corée du Sud. Mais leur dépendance aux Etats-Unis est telle que la chance d’un tel leur accord aurait été faible.

Dans les deux cas, ces nouvelles coalitions auraient eu du sens si elles avaient été montées par des états souverains disposant de leur monnaie. Hélas l’Europe a choisi de créer l’Euro, ce qui aurait impliqué la Commission, associant contre leur volonté des pays pro russe ou pro américain. La monnaie unique tue en fait tout espoir de mettre fin aux changes flottants dominés par le dollar ! Paradoxe !

Dans ces deux cas, les prétentions fédérales de l’Union européenne sont un obstacle à des solutions décisives pour faire bouger Trump.

Il est probable que l’Union européenne va une fois de plus prétendre évoluer vers un État fédéral souverain en profitant de la situation, d’une part en faisant entrer le militaire dans son rôle et ensuite en prétendant monter un plan d’emprunt massif pour faire pièce aux investissements américains, mais en restant dans l’OTAN et en faisant tout pour restaurer la « bonne entente » avec les Etats-Unis.

L’Allemagne bloquée à la fois dans ses exportations et ses approvisionnements serait néanmoins la championne du réarmement. Pays le plus peuplé, le plus central et bientôt le plus puissant en armement conventionnel, il deviendrait de facto le leader principal de l’UE. La France, même avec sa bombe atomique, est incapable de fournir une couverture de sécurité à l’ensemble de l’Europe continentale. Pour la France, c’est un désastre de plus. Elle va se retrouver avec une armée puissante à ses frontières dans cinq à dix ans. Retour du bon vieux temps.

 

La Russie peut-elle attaquer en Roumanie, en Suède ou dans les pays Baltes ? On a affirmé que Poutine avait tout raté en puisqu’il a réussi à faire entrer d’anciens pays neutres dans l’OTAN. Mais cette OTAN ne dispose plus désormais du chapeau américain. Un marché de dupes !

La France est dans une situation désespérée. Avec sa dette de 3 400 milliards, ses prélèvements de 1 650 milliards, qui sont égaux à la valeur ajoutée annuelle des entreprises commerciales et industrielles, sa démographie malade, sa transition énergétique destructrice avec la désagrégation de son industrie automobile et la crise immobilière, et depuis 2008 son état de stagnation voire de dépression économique, elle ne peut pas changer de politique militaire rapidement, même en prétendant être en guerre. Bercy ne voit dans la situation que des avantages : l’administration va pouvoir voler le capital accumulé des Français pour financer la dette en prétextant de l’état de guerre alors qu’on est en état de guère.

Politiquement Emmanuel Macron va prendre prétexte l’état de guerre pour tenter de se sauver de la situation ubuesque où il s’est mis tout seul. La table renversée par Trump bouleverse toute la vie politique en France.

Plus aucun parti n’a de programme. Ni même d’identité ou de projet. Les postures actuellement totalement formatées par des questions intérieures : immigration, sécurité, drogue, émeutes urbaines, Wokisme, prélèvements, sont totalement annihilées par les développements. Internationaux.

Le RN coincé par ses relations avec la Russie et son soutien à Trump, bientôt privé par la justice de Marine le Pen, a perdu tout discours.

LFI déconsidéré par son soutien au Hamas et aux dictatures sud-américaines, honni pour la virulence de son antisémitisme délirant, dont son égérie Rima Hassan est le plus parfait témoin, et prisonnier de son option pro russe, fille de son engagement trotskiste, n’est plus rien dans une situation où la perspective de guerre devient crédible.

Le couple Zemmour-Knafo maintient que le problème numéro 1 est la crise migratoire et continue son flirt avec Trump. Ses perspectives sont très incertaines.

Les Verts sont à découvert. Tout le monde a constaté que leur objectif était Wokisme, gauchiste, décroissant, révolutionnaire antitout, étouffant et idéologisé. L’écologie n’était qu’un prétexte et de toute façon la violence écolo n’est plus acceptable.

Le PS n’est plus rien. Comme le macronisme.

Il reste le Modem traditionnellement à la botte des Etats-Unis et européiste, dont on voit qu’il est aussi étatiste et socialisant. Sa vraie ambition est de détruire la Ve République. Toutes ses réformes visent à casser des mécanismes institutionnels.

LR ayant refusé de se structurer après les élections de 2022, est toujours un corps sans tête, largement dépecé, sans projet ni programme, alors qu’un « moment gaulliste » est en cours.

La politique n’est plus qu’une guéguerre féodale pour les postes entre princes, barons et comtes, dans le néant programmatique total. Postures, narratifs plus ou moins construits et éléments de langage de circonstances suffisent.

Quelles perspectives pour la France ? Silence général. Nous sommes en récession mais surtout n’en disons rien !

Elias, Elias, Elias

Une mairie fautive

Cette affaire Elias n’est pas seulement un drame privé, justifiant compassion et silence. C’est aussi un témoignage fort de la toxicité, pouvant aller jusqu’à la mort d’adolescents, d’une municipalité sous emprise de la « cancel culture », de la « dégentrification », de la haine des habitants, portée par des fanatiques mélangeant outrances post-soixante-huitardes, culte LGBT et écologisme anticapitaliste pénitentiel.

La municipalité du 14e arrondissement de Paris sous la direction de Mme Carine Petit a dérapé, dès son élection, dans la malveillance, la malfaisance et la maltraitance. Et la cupidité associée aux grandes opérations immobilières. Ce mélange entre goût de l’argent et urbanisme assassin est l’essence même d’une action toujours plus pénalisante pour les habitants, de la part d’une bande de provinciaux et de banlieusards qui a pris le pouvoir par la démagogie et développe une vision de la population locale parfaitement méprisante. Lorsqu’on voit Mme Carine Petit, petit fonctionnaire territorial, formée chez les communistes à Bagneux et originaire de Bourges a organisé sa liste électorale avec un communiste homosexuel mis en examen pour viol en réunion avec son conjoint sur un jeune militant communiste, et surtout avec Guillaume Durand (à ne pas confondre avec le journaliste homonyme), l’homosexuel fanatique de la « dégentrification » chargé par M. Belliard, également venu de l’est de la France de purger EELV à Paris de tous les non homosexuels mâles (Baupin, Placé, etc.).

On comprend mieux le mépris féroce pour les Parisiens et une absence totale de commisération pour ceux qui sont victimes des décisions destructrices accumulées dans le XIVe :

-            Riverains qui souffrent depuis près de huit ans de travaux toujours renouvelés et particulièrement insanes et polluants ;

-            Automobilistes contraints à des mobilités lentes et inconfortables,

-            Malades et accidentés qui perdent l’accès rapide aux soins,

-            Petits commerçants réduits à la faillite,

-            Piétons accidentés.

-            Cyclistes exténués par les travaux, les carrefours bloqués, les camionnettes qui pullulent et ne respectent pas plus les règles qu’eux-mêmes, les sols pleins de nids-de-poule, ou anormalement glissants ou irréguliers…

Le mépris pour la sécurité de cette municipalité est abyssal. La police municipale est détournée de son rôle normal de protection des populations, notamment contre les voyous. On préfère mobiliser une douzaine d’agents municipaux pour contrôler le respect des 30 km/h, sur le pont de cinq Martyrs du Lycée Buffon alors qu’une femme à 80 mètres de là vient de voir son collier arraché par un jeune noir, sans que qui que ce soit se croie obligé d’intervenir. La demande de caméras de surveillance sur une dalle proche de la gare, dont on sait les problèmes de sécurité, est systématiquement refusée. L’arrondissement est transformé sciemment en banlieue à problème. On multiplie les ghettos pour immigrés et on ouvre des mosquées. L’islamo-gauchisme s’en donne à cœur joie. Le gymnase de la rue Mouchotte est mis le samedi après-midi à la disposition d’une association de gauche chargée d’occuper une bande de voyous aux frais des honnêtes gens. Ils violentent la gardienne du seul immeuble d’habitation riverain (15 jours d’arrêt) et commencent à lui voler son téléphone. Les riverains demandent que le voyou qui a porté les coups (accompagné par les applaudissements de toute la bande à chaque brutalité) et qui a été identifié par une enquête… des riverains (la police ne se déplace pas pour si peu) soit exclu de ce service. Mme Petit refuse. Le voyou a continué à parader et faire des signes obscènes vers la loge de la gardienne. La justice n’a engagé aucune action connue depuis des mois. Personne ne veut rien dire de l’avancement de l’action judiciaire, dont la maire se contrefiche. Elle n’a pas cherché à changer le comportement de l’association concernée.

Un voyou, dans la mentalité municipale dévoyée, c’est mieux qu’un immeuble de sale bourgeois et que leur esclave « déconscientisée » par le salariat… Pire encore : ce n’est pas un voyou. Seulement un petit ange que la société aide à se nettoyer les ailes !

Dans cet esprit de « dégentrification », le conservatoire de musique de l’arrondissement a été renvoyé dans une zone dangereuse en bordure des boulevards extérieurs, alors qu’on sait que toute cette bordure sud est pourrie par la délinquance, les bandes, les trafics de drogue… Les populations « non bourgeoises » de la couronne doivent avoir l’avantage sur les enfants de bourgeois de centre-ville. L’ancien conservatoire en face de la mairie du 14e était d’accès parfaitement sûr. On l’a transféré. L’endroit choisi ne l’est plus. On s’en vantait et ridiculisait ces « C. de bourgeois frileux ». Jusqu’au meurtre d’un adolescent !

L’ancien local a été occupé par une association gauchiste toxique, et on essaie maintenant d’y implanter le service des jardins. L’agriculture avant la culture. De toute façon le piano et le violon, comme la danse classique, c’est bourgeois ! Vive le rap et le hip-hop !

Le meurtre du jeune Elias par deux adolescents criminels a eu justement lieu dans cette zone. On a alors appris qu’ils étaient des récidivistes du vol en réunion avec violence (comme la centaine de dealers et de voyous qui pourrissent le sud de l’arrondissement) et qu’ils étaient déjà suivis par la « justice » pour des actes similaires, au sein d’un groupe d’une douzaine de voyous du même acabit, bien répertoriés mais laissés libres, qui ont compris qu’une impunité totale leur était accordée. La maire connaissait les assassins et avait multiplié les actes bienveillants à l’égard de leurs deux familles. Pour ce genre de fanatiques, une famille criminelle doit être dorlotée, aidée, aimée, et protégée des réactions des victimes, afin que les « petits anges », bouleversés par tant d’humanité verte et socialiste, deviennent des exemples pour la communauté. L’ennui, c’est qu’ils finissent par tuer.

Qu’un salaud d’enfant de bourgeois du centre-ville, soit tué, n’a apparemment pour eux, aucune importance. C’est comme les écologistes quand un ours artificiellement réimplanté tue un cycliste qui passait par là. « On en a tué tellement qu’ils peuvent bien tuer un homme de temps en temps ». « Les vipères en tuent beaucoup plus ». « C’est nous les coupables par notre viol répété de notre mère la Nature ».

Lors de son passage devant les caméras, la maire a voulu bien marquer son territoire : elle a aimé la publicité donnée aux investissements sportifs du quartier et dénoncé la baisse des crédits de soutien aux délinquants. Autant de considération pour la famille de la victime que ce qu’on avait vu pour la pauvre « versaillaise » tuée au sortir de Dauphine dans le bois de Boulogne. Beaucoup de commentateurs ont été frappés par la froideur, l’indifférence du ton, la bêtise béate, et les propos « lunaires » de Madame Le Maire. Avoir de la peine pour le jeune Elias ? Ce serait nécessairement de la récupération digne de l’extrême droite nazie. Au moins n’a-t-elle pas proposé que la photo du cadavre soit punaisée sur un Mur des Cons, à la mairie. Là, c’est réservé aux magistrats « indépendants et conscientisés ».

Cette dame a commis naguère un livre sans intérêt intitulé « Ces douleurs que l'on cache ». Dans l’affaire Elias, elle a bien caché la sienne. Ce qu’elle n’avait pas fait peu avant, en inaugurant au milieu des sanglots une plaque commémorative pour les chevaux tués pendant la guerre de 14-18. Pauvre Elias, si seulement il avait été un cheval centenaire !

Tout a dysfonctionné dans l’affaire Elias, d’un bout à l’autre de la chaîne : la maire, la municipalité, la justice, la politique de sécurité, l’accès aux soins d’urgence et leur efficacité. Tout a été problématique. Il y avait des urgences beaucoup plus proches que l’hôpital des Enfants Malades qui n’est pas habitué des coups de couteau. Mme Petit a aidé M. Nadjovski, l’adjoint à la circulation de la mairie centrale, à verrouiller les traversées du 14e devenu impénétrable pour les véhicules, sauf embouteillages terrifiants. Elle a même mis sa « fierté » (sic) à créer dans un lieu déjà saturé un quasi de type Rungis en plein Montparnasse qui pourrit évidemment la vie de tous les riverains. Les hôpitaux n’ont pas cessé de fermer dans le 14e sans aucune réaction de la mairie. Auparavant il fallait 5 minutes pour aller à Cochin du lieu du drame. Combien de temps a-t-il fallu attendre une ambulance et combien de temps pour aller aux enfants malades dans le 15e, plusieurs fois plus loin ?

Il faut qu’une commission parlementaire se penche sur ces désordres. Elle a le pouvoir de contrôler les dysfonctionnements criminels de la chaîne pénale, d’investiguer les sales coups de la municipalité, de comprendre pourquoi la chaîne sanitaire a été si lente à intervenir et si inefficace.

Mme Carine Petit et son équipe municipale sont au cœur de ce drame. Sans les décisions qu’elles ont prises et celles qu’elles n’ont pas voulu prendre, ce meurtre odieux n’aurait pas eu lieu.

Pour le citoyen du 14e, victime permanente des exactions de cette municipalité malade de son idéologie anti-sécuritaire mortifère, et des décisions de la maire la plus insane de France (et il y a de la concurrence chez EELV), qui ne cache guère sa bêtise derrière un rire permanent de benêt, c’est la seule chose qui compte.

Tristes condoléances à la famille du petit Elias, un enfant de 12 ans.

Pendant ce temps là, faisant fi de toutes les règles de laïcité, Mme Carine Petit s'acharne à trouver un local de priére supplémentaire pour les musulmans qu'elle loge en masse dans les HLM qu'elle fait construire pour pérenniser sa clientèle électorale. Comme toujours elle ne répond à aucune des protestations qu'elle reçoit tous les jours. Il est vrai qu'imposer une mosquée dans un rez de chaussée d'immeuble habité par des résidents non immigrés lui donne des frissons de bonheur : les racisés ont tous les droits contre le français colonialiste et racistes structurel ! Pas de raison d'en tenir compte.  

Ce qui est clair,  c'est qu'en France la politique de la présidence de la République et du Parlement donne des hauts de coeur. Et celle d'une municipalité parisienne caricaturale fait carrément vomir, sur fond de meurtre et d'islamisation militante. 

Deux vérités qui sortent de l'occultation : le drame de la dénatalité ; le drame de l'énarchie

et des marchés administratifs artificiels

Si quelqu'un t'a offensé, ne cherche pas à te venger. Assieds-toi au bord de la rivière et bientôt tu verras passer son cadavre. Lao Tseu.

C’est pareil en matière d’idées et d’observations de la réalité. Si l’information publique a été offensante pour la vérité, ne cherche pas à la dénoncer ! Vis une vie tranquille et tu verras la vérité passer à la télévision comme si les mensonges précédents n’avaient jamais existé.

Notre Cercle est en train de vivre un moment tout à fait exceptionnel où beaucoup des observations que nous ressassons et des critiques que nous formulons, qui ont été exclues de l’information officielle pendant des décennies, deviennent des évidences qui ne prêtent même plus à discussions.

Le premier sujet qui vient de connaître son assomption soudaine comme révélation éclatante est le drame démographique. Depuis des lustres nous considérons devoir critiquer la mise au rancart d’Alfred Sauvy et la honte qui baigne les messages des démographes officiels (et notamment de l’INED) qui ont d’abord affublé Michel Debré de l’entonnoir de la folie sur la tête et qui, pendant 50 ans, ont répété que la France n’avait aucun problème démographique et faisait mieux que tout le monde. Surtout ne pas contrarier le mouvement féministe, la pilule, l’avortement, le contrôle des naissances, la destruction du mariage, la dénonciation de la « dictature de l’enfantement » et autres fariboles. La natalité se maintenait presque par enchantement. En fait la natalité de familles immigrées arrivant en masse expliquait les apparences de bonne santé démographique alors que le constat de la réalité était depuis au moins quarante ans et surtout depuis le tournant du siècle, absolument catastrophique.

Il était depuis longtemps évident que nous perdions 500 000 naissances par an ! Depuis l’an 2000 jusqu’en 2025, c’est près de 12.5 000,000 enfants à naître qui se sont évaporés, deux fois les victimes de la guerre de 14 dont le récent anniversaire de l’armistice a montré les conséquences délétères. La chute des naissances ? Aucun impact négatif ! On l’occulte, on la nie, on la minimise. On n’anticipe aucune conséquence. Pas un mot dans les médias. Rien, sinon des polémiques sur l’immigration et le grand remplacement, le tabou absolu. Le briser était devenir l’émule des chambres à gaz et d’Oradour sur Glane.

Tout a changé après une publication : la baisse des naissances était telle en 2023 que le solde démographique était descendu à 47 000. Le chiffre qui vient de sortir d’un excédent démographique de 17 000 seulement pour 2024 sonne une forme de tocsin. À ce rythme, la population en France, avant solde migratoire, baissera dès l’année prochaine. Cela fait mauvais genre

En vérité la population de souche, disons celle qui descend des familles présentes en 1890, baisse probablement depuis 2005 environ. Toute la hausse de la population provient de l’immigration installée, par ses naissances, ou s’installant  depuis cette époque. Désormais elle ne tient plus qu’au solde migratoire annuel.

Il est intéressant que pendant cette descente aux enfers démographiques, on a vu le président Hollande réduire les allocations familiales et son successeur Macron constitutionnaliser le droit à l’avortement gratuit sans condition. Le réarmement démographique par l’accélération des spermatozoïdes a été annoncé par lui en 2024, un haut-commissariat à l’enfance en 2025. Paroles, paroles, paroles… M. Bayrou négocie un abaissement de l’âge de départ à la retraite qui est déjà de 2 à 5 ans inférieur à celui des autres pays comparables. Une parfaite dinguerie.

Autant dire qu’après l’occultation, la négation, la minimisation, l’exonération triomphe. Surtout ne pas toucher aux vraies causes. Les vaches sacrées restent sacrées. Même si le désastre est désormais bien présenté par le système médiatique.

L’article de Pierre Vermeren dans le Figaro du 17 janvier témoigne qu’un autre pan de mensonge vient de tomber. Depuis la création du Cercle nous dénonçons, dans une grande solitude, le triomphe de l’Enarchie Compassionnelle et Bienveillante, caste désormais saisie par le prurit du népotisme et soucieuse de s’enrichir par le développement d’un capitalisme de connivence basé sur les « marchés administratifs », l’intermédiation dans la vente des pépites économiques nationales, la prise de commissions sur la souscription de dettes démesurées, et la captation de rentes de situation.

Vermeren explique, de façon inutilement complexe, qu’une noblesse d’état s’est constituée qui pompe les rentes et accumule les privilèges comme à la veille de la chute de l’Ancien Régime.

Il voit bien que la richesse va à ceux qui ont mis en place ce que nous appelons nous « des marchés administratifs » et qui vivent en consanguinité avec l’énarchie et les grands prêtres du mondialisme. « Plus ce secteur se développe, plus le secteur indépendant s’asphyxie ; l’agriculture, l’artisanat, l’industrie et le commerce s’étiolent ».

L’ennui de l’analyse de Vermeren est qu’elle est juste sur les constats et fausse sur les causes. Il n’aime pas les grandes villes et il vaticine souvent contre les services et la consommation, donc la grande distribution, ce qui affaiblit ses démonstrations.

Tout le monde se souvient (malheureusement) du livre Paris et le Désert Français d’un géographe nommé Jean-François Gravier, dont l’argumentaire était proche de la débilité totale, mais la coïncidence avec ce que les gens voulaient entendre presque parfaite. Il a cautionné les jérémiades de la Province et capitalisé sur le rejet de la grande ville, impopulaire dans ce pays de paysans que fut la France. Bientôt il ne fallait pas refaire Paris en province avec les capitales régionales. Bouh les vilaines ! C’est encore et toujours la bible de Vermeren, comme Onfray ou Lisnard.

On trouve donc un paragraphe à peu près incompréhensible sur l’Île de France. « L’ingénierie de l’économie de rente a offert une profitabilité inespérée au temps de l’économie de production. Mais si cette « reconversion industrielle » a permis de maintenir l’Île de France en région la plus riche d’Europe, les dégâts sont considérables ». « En développant l’informatique, les autoroutes de l’information et la net-économie nous aurions obtenu une profitabilité très supérieure ».

Si les grandes villes se sont développées partout après-guerre, cela tient d’abord au fait qu’elles permettent de se saisir d’opportunités de croissance dans une économie de la connaissance et du service. Comme le disait le regretté Léon Chaix, cofondateur du Cercle : « la vraie misère est paysanne. La preuve les pauvres viennent en ville ! ». La ville est un incubateur ; une couveuse, une serre, un amplificateur d’activités et d’innovations.

Si le bon Pierre Vermeren voulait quitter son confort intellectuel qui nage dans le brouillon et l’approximatif, il serait obligé de mettre en cause, comme nous :

-            La captation de l’État, de la politique, à tout échelon, des grands groupes d’Etat, de la banque, de l’assurance et de la presse par l’Enarchie. N’ayant aucune connaissance technique, les hauts fonctionnaires ont fait de la finance en s’assurant une part du gâteau au passage. Et organisé par la réglementation, la subvention et la taxation, des dizaines de marchés administratifs qu’ils ont captée pour eux et leur progéniture.

-            L’écologie : elle a servi de prétexte à la multiplication des marchés administratifs tout en tuant l’industrie, l’agriculture et la construction.

-            L’européisme qui a justifié de démanteler et privatiser, au profit de groupes d’oligarques et donner beaucoup de moyens aux destructeurs de l’économie nationale

-            Le socialisme et la démagogie des slogans « les riches peuvent payer » ou « la dette ce n’est pas grave »

-            Le féminisme et la destruction de la natalité et de la liberté d’organiser librement l’entreprise en France

-            La démagogie basée sur les cadeaux au peuple, la gratuité et l’achat de vote électoral

-            La « cancel culture » et le Wokisme qui ont tué l’école et les universités.

-            L’insouciance monétaire qui a conduit à mettre en place des systèmes délétères.

-            Le mondialisme sans régulation qui a mis le travailleur français en concurrence inégale avec les pays arriérés décidés à s’en sortir.

L’ennui, c’est que là, on n’est plus protégé par un langage abscons et il faut faire face aux intérêts puissants de tous ces gens-là qui ne font pas de cadeaux.

La lucidité des constats si elle ne s’accompagne pas d’une démarche de vérité sur  les causes ne sert à rien.

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Le cercle des économistes regroupés dans E-TOILE autour de Didier Dufau, Economiste en Chef,   aborde des questions largement tabous dans les media français et internationaux soit du fait de leur complexité apparente, soit  parce que l'esprit du temps interdit qu'on en discute a fond. Visions critiques sur les changes flottants,  explications  sur le retard français,   analyses de la langueur de l'Europe,  réalités de la mondialisation,  les économistes d'E-Toile, contrairement aux medias français, ne refusent aucun débat. Ils prennent le risque d'annoncer des évolutions tres a l'avance et éclairent l'actualité avec une force de perception remarquable.

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